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Une histoire d’amour et un exil estival en Gaspésie. Ce sixième Portrait de Petite-Vallée nous amène à la rencontre d’Étienne et de Frédérique, qui font désormais partie de la grande famille du Festival en chanson.

Étienne Aboussouan et Frédérique Gosselin

« L’hiver, c’est blanc, c’est long, pis c’est plate. Alors quand on a appris en mars 2018 qu’on allait passer l’été l’un sans l’autre parce qu’Étienne avait été engagé au camp chanson de Petite-Vallée (loin)… L’hiver est devenu encore plus blanc, long, pis plate (beaucoup).

On avait tout de même réussi à se placer trois jours, où on se rejoignait en fin de Festival, pour se voir un peu le visage dans les courts moments chauds que le Québec avait à nous offrir.

Et puis, soudainement, comme un coup de poing dans la face (mais un coup de poing gentil et doux de quelqu’un que tu aimes vraiment – mettons ton idole de jeunesse) : pendant nos courtes retrouvailles, une place s’est libérée au bar.

Finalement, juste comme ça, nos trois jours se sont transformés en un mois.

Petite-Vallée est devenue notre premier appartement. Les humains du village sont devenus nos amis. Le Festival, le camp chanson, sont devenus des traditions (pour longtemps).

Petite-Vallée s’est imposée à nous, loin comme elle est pour deux habitants de Montréal. Mais elle s’est imposée comme un souper avec ta meilleure amie que t’as pas vue depuis longtemps. Comme une trop longue marche où tu découvres quelqu’un ou comme une bière sur la longue pointe, après ton shift.

Doucement, nécessaire.
Petite-Vallée, on te voit cet été. Ton odeur nous manque.

Que ce soit derrière le bar ou entourée de campeurs,

À bientôt.

Étienne, animateur au Camp chanson de Petite-Vallée et Frédérique, serveuse au Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée.

PS: Une personne sur deux dans notre couple désire un jour appeler notre fille “Petite-Vallée”.

PPS: L’autre personne fait dire que vu qu’elle portera l’enfant, elle a un peu un droit de veto. »