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LE moment émotion du Festival a encore fait versé quelques larmes. Depuis 28 ans, la Petite École de la Chanson rassemble chaque année 300 élèves des écoles gaspésiennes pour interpréter les morceaux des artistes passeurs. Patrice Michaud n’a pas coupé à la tradition et s’est prêté au jeu de la correspondance avec les jeunes ces derniers mois.

Lors de vidéos diffusées entre chaque titre, le public a pu découvrir ces échanges amusants, où l’on apprend par exemple les envies, les goûts ou les idées des élèves : des amendes pour punir les pollueurs, faire plus attention à l’environnement, instaurer des fins de semaine de trois jours ou avoir le droit de se coucher plus tard !

À la fin du show, l’artiste passeur est monté sur scène les yeux humides et a déclaré (non sans avoir repris son souffle plus d’une fois) devant un chapiteau plein à craquer : “C’est le plus beau spectacle que j’ai vu de ma vie ! Ces enfants sont notre avenir, et notre avenir est beau.“

Mais avant les enfants, c’était à Simon Kearney qu’incombait la lourde tâche d’ouvrir le bal dès 16h ! Participant de notre programme d’accompagnement Destination Chanson Fleuve et ancien du Camp Chanson, c’est un enfant d’adoption de Petite-Vallée. Son Pop’n Roll déjanté a électrisé le Chapiteau de la Vieille Forge et a rapidement séduit le public.

Plusieurs spectateurs se sont levés pour se déhancher au rythme de ces compositions groovy et percutantes. Un style puisant aussi bien dans le Rock, le Jazz, la Pop ou même le Hip Hop. Avec ses cheveux mi-long et son allure décontractée Simon Kearney rappellerait presque un Jim Morisson mélangé à un Kurt Cobain, avec une pointe d’humour assumée en plus, et la drogue en moins. Il a sorti son album “Maison Ouverte“ début 2019, à écouter de toute urgence pour les retardataires !

C’est un autre enfant d’adoption de Petite-Vallée qui a clos cette première journée de Festival. Lui aussi a participé au Camp Chanson avec Patrice Michaud, tout comme Simon Kearney que l’on a retrouvé à la guitare aux côtés de Jérôme 50.

Dès le début, le chilleur revendiqué a posé les bases de son show : “Ce soir la thématique c’est Sex, Drug and Rock’n Roll“. D’un son lourd et d’une voix trainante, d’une attitude complètement désinvolte, de ses instants bavards et toujours décalés, l’artiste de 24 ans a conquis son auditoire. Usant de compositions modernes, agrémentées au choix de piano, de talk box ou d’instruments à vent, il jongle entre les styles, et créé un univers bien personnel. “Mesdames et messieurs, veuillez applaudir le futur maire de Québec !“ a terminé Phil, son musicien. Entre Simon Kearney et Jérôme 50, aucune inquiétude à avoir quant à la relève du Rock québécois. Elle se porte très bien, merci pour elle !