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Avec la Petite École de la Chanson, c’était le concert du festival à ne pas manquer. Patrice Michaud jouait à domicile ce samedi soir devant plus de 1000 personnes sous le Chapiteau de Grande-Vallée. Un concert grandiose devant des spectateurs aux anges.

Le Gaspésien a véritablement joué la rockstar tout en conservant une attitude décontractée et une grande proximité avec le public, discutant longuement entre les morceaux, racontant des anecdotes, comme son premier slow ou ses goûts musicaux d’adolescent (s’orientant plutôt vers Iron Maiden que vers Francis Cabrel dont il fera une reprise un peu plus tard). Une attitude le poussant aussi à descendre de scène pour aller danser au milieu de la foule, ou à inviter sur les planches son “petit frère“ Simon Kearney pour jouer un titre du chansonneur. Le mot d’ordre de cette soirée a été la générosité : “Vous m’avez tellement donné depuis que je suis arrivé ici, tellement d’amour, ce soir c’est à mon tour de vous offrir autant. Mon seul but ce soir c’est de m’amuser !“. Le temps du rappel, Patrice et sa bande ont enfilé les vestons scintillants des Majestiques afin de briller une dernière fois le temps de deux tounes et de tirer leur révérence. “La fin parfaite d’une soirée parfaite d’un festival parfait“.

Nathalie Roy, ministre de la Culture a elle aussi assisté au concert et en a profité pour annoncer une aide supplémentaire de 150 000 dollars pour le Festival en Chanson : “C’est un lieu d’amour et un moteur économique et culturel pour la région, j’y tiens et je ferai tout pour que ce festival puisse se poursuivre“.

C’est un enfant du pays qui a ouvert cette troisième journée de Festival dès 11h. Originaire de Gaspé, chansonneur il y a 2 ans, Juste Robert est lui aussi un habitué de Petite-Vallée.

Le public a pu le (re)découvrir sur scène en formule déjeuner-spectacle au Camp Chanson. Juste Robert c’est l’alter ego musicien folk du sculpteur Jean-Robert Drouillard depuis 2014. Des compositions délicates et authentiques sublimées par une voix profonde et surtout : des paroles sonnant comme une poésie. Son album est prévu pour fin 2019, restez aux aguets.

Une rencontre culturelle, artistique, musicale mais avant tout humaine entre non autochtones et autochtones : c’était le rêve d’Alan Côté directeur du Festival.

Tout a commencé en 2017 lors d’une résidence de création artistique où huit jeunes ont été invités à créer des chansons ensemble à Petite-Vallée. Parmi les participants : trois artistes innus, un Atikamekw et quatre Québécois. Le résultat a été présenté au public du Festival sous une ovation générale. Issu de ce métissage entre différentes cultures, Nikamu Mamuitun/les Chansons Rassembleuses navigue entre de nombreux styles, du folk au country, puisant dans les influences rock 70’s et mêmes quelques passages rap. Certaines paroles sont en langue innue, et si la plupart de l’auditoire n’en a pas compris le sens, il a tout de même été transporté et touché par la chaleur humaine qui se dégageait du spectacle. C’est sous le tonnerre d’applaudissements d’une salle comble que le show a pris fin, au regret de nombreux spectateurs qui auraient aimé poursuivre ce moment d’union.

Véritable phénomène depuis la sortie de son EP en 2016 et son premier album en 2018, les Louanges alias Vincent Roberge s’inscrit dans cette vague de jeunes artistes émergents et ambitieux, refusant de n’être résumé qu’à un style défini.

Pour sa première fois à Petite-Vallée, le multi-instrumentiste était ardemment attendu par une foule compacte au Chapiteau de la Vieille Forge. Il a délivré un show carré et ultra professionnel accompagnés de musiciens virtuoses. Piochant dans le meilleur de tous les genres musicaux, jazz, rock, rap, hip hop, Vincent Roberge les réarrange à sa manière, créant un cocktail explosif unique en son genre avec une maturité saisissante. Assurément un nom qui continuera à faire parler de lui encore longtemps !