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Louisianais de naissance mais Québécois d’adoption, Zachary Richard est une véritable légende vivante de la musique francophone et fervent défenseur de la langue française. Difficile de circuler dans le Chapiteau de la Vieille Forge à quelques minutes de son show qui affichait complet : les habitants se sont déplacés en nombre impressionnant pour avoir la chance de le voir en chair et en os, le parking débordait !

Étant donné son absence de scène québécoise depuis 5 ans, le public avait hâte de le retrouver. Passeur du Festival en 2010, l’artiste de 68 ans entretient une relation privilégiée avec ses spectateurs. Il a fait le choix d’une configuration scénique dépouillée, seulement sa voix, sa guitare, un peu d’harmonica et d’un musicien pour l’accordéon. Un spectacle poétique, jalonné d’anecdotes personnelles sur sa vie en Louisiane pour nous emporter avec lui au cœur du bayou, mais aussi sur sa famille et plus particulièrement sur son petit-fils Émile, atteint d’un handicap. Ce dernier l’a rejoint sur les planches pour interpréter quelques morceaux devant un auditoire touché, reprenant en chœur le refrain “J’aime la vie et toutes les créatures“. Un beau moment de complicité.

C’était Fanny Bloom qui assurait l’ouverture de la dernière soirée au Chapiteau Québécor de Grande-Vallée ce dimanche soir.

De sa voix de poupée, elle a fait découvrir sa pop électro douce et sucrée, telle une gourmandise qui se déguste par petites bouchés délicates. Colorée et pétillante, sa musique est une fable aérienne, renvoyant à l’innocence de l’enfance. Grande fan de Disney, elle s’est d’ailleurs fait le plaisir d’interpréter “l’Air du Vent“ du film Pocahontas, invitant les plus jeunes spectateurs à l’écouter et prêter une grande attention aux paroles.

Lui aussi bien connu des locaux, Émile Bilodeau était très attendu après le show de Fanny Bloom !

Quatre ans après son premier passage à Petite-Vallée, l’artiste de 23 ans a fait face à d’un public impatient de le retrouver. Folk rafraichissante aux accents Blues et Pop Rock, ses textes peignent des tranches de vie, critiques de la société, réflexions engagées et questions existentielles avec un humour décapant, beaucoup de légèreté et une pointe de folie. Aussi à l’aise dans la configuration groupe de Rock que seul sur scène avec simplement guitare/voix, Émile Bilodeau, aussi allumé qu’une pile électrique, a rythmé son show de riffs accrocheurs et d’éclats de rires des spectateurs.

Avant le concert de Fanny Bloom et Émile Bilodeau, deux récompenses ont été remises à nos Chansonneurs. Mélodie Spear a reçu le prix Belle et Bum de Télé Québec et Simon Kearney le prix résidence création de la maison Socan. Un grand bravo à tous les deux !

Les plus courageux avaient rendez-vous dès 8h sous une météo brumeuse pour filer les kilomètres avec notre évènement la Guitare de Course !

Cette sixième édition a rassemblé une centaine coureurs de tout âge pour différents parcours de 1 à 21 km. Les profits sont versés au fond Dan-Gaudreau et visent également à soutenir les activités culturelles du Village en Chanson dédiées à la jeunesse gaspésienne.

C’est dans une configuration bien plus intime que les festivaliers ont pu retrouver Patrice Michaud hier, en compagnie de Juste Robert.

Loin de la performance de rockstar de la veille, notre artiste passeur a interprété ses morceaux en formule acoustique dans le cadre privilégié du Shed à Léon dont des titres rarement joués comme “Jusqu’à ce que je tombe“. Une session de rattrapage émouvante.

Les spectateurs avaient rendez-vous au Chapiteau de la Vieille Forge pour leur dose de hip hop ravageuse. Jack Layne a ouvert les hostilités dès 23h30. Jeune artiste émergent de la région, le Gaspésien a su bien chauffer la salle avec son rap à la croisée du Trap, du Boom Bap et du Lo Fi.

C’est ensuite le duo FouKi et son producteur Quiet Mike qui ont enfumé enflammé la scène. Figure montante du rap québécois, le Montréalais de 21 ans était venu défendre son dernier album “ZayZay“ sorti en mai. Loin du discours de la violence souvent propre au genre, les textes traitent de sujets festifs avec un air bon enfant sur fond de hip hop mêlé au trap et au reggea, influencé par les cultures québécoise, française et américaine. Une formule qui a fait mouche auprès des festivaliers, reprenant en chœur les tubes déjà bien connus du rappeur comme “Gayé“. FouKi c’est un peu “la fleur de Lys dans la feuille de cannabis“ (comme il l’a si bien résumé lui-même).