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Petite-Vallée a rendu hommage à son artiste passeur hier soir au Chapiteau de la Vieille Forge ! La salle, déjà pleine une demi-heure avant le début, bouillonnait d’impatience. Des dizaines d’artistes gaspésiens et québécois ont interprété à leur façon les chansons de Patrice Michaud.

Le show s’est ouvert avec “Mécaniques Générales“ revisité par des enfants d’une manière authentique et rafraichissante. Le spectacle était ponctué de moments de présentation des morceaux, des artistes, mais aussi d’anecdotes croustillantes sur la vie du chanteur. Danielle Vaillancourt a présenté un arrangement personnel à 5 voix féminines d’un titre inédit jamais enregistré. Les chansonneurs 2019 ont quant à eux interprété “Kamikaze“ avant de laisser la place à Zachary Richard, ayant allongé son séjour en Gaspésie exprès pour participer à l’hommage. Moment touchant où l’on a appris la rencontre des deux hommes il y a 10 ans, quand Zachary Richard était lui-même artiste passeur et que Patrice Michaud l’a conduit jusqu’à Petite-Vallée. L’hommage s’est poursuivi tout le reste de la soirée, enchainant les invités dont Manuel Gasse mais aussi Alan Côté, le directeur du Festival lui-même !

Pour cette deuxième session dans l’Shed à Léon, les spectateurs ont retrouvé Étienne Coppée et Laurence Castera qui ont joué le jeu d’interpréter un de leurs morceaux en acoustique dans ce cadre privilégié.

Participant à notre programme Destination Chanson Fleuve, Étienne Coppée est revenu sur sa satisfaction de pouvoir jouer ses compositions au Festival, un an après être venu pour la première fois à Petite-Vallée. Il a choisi de faire découvrir son titre “Couvre-feu“, un morceau plein d’indulgence sur le fait de gérer les situations sous pression. Les musiciens de Dans l’Shed ont eux aussi joué un de leurs titres, “Pépé dans le pénitencier“ avant d’inviter Laurence Castera à les rejoindre pour un deuxième plateau. De sa voix éraillée, il a fait entendre sa chanson “De l’autre Côté“.

À quelques pas du Shed à Léon se jouait un autre concert dans la foulée. Le Camp Chanson, lieu de rencontres et de séjours musicaux habituellement, s’est transformé en salle de spectacle intime pour accueillir Émilie Clepper, venue présenter son nouvel album intégralement en Français, après quatre sorties en Anglais.

Un défi pour l’artiste, habituée à composer avec son père Texan, donnant une nouvelle dimension à sa musique. Ce qui a frappé d’abord dès les premières notes, c’est son timbre de voix si particulier, chaud et profond, aux variations puissantes, à la manière d’une Edith Piaf d’aujourd’hui. À la fois drôles et poétiques, ses textes parlent de thématiques modernes abordées de manière légère sur certains titres, ou plus grave et mélancolique sur d’autres, toujours avec une sensibilité accrue. Un univers poignant, à fleur de peau, qui a fait voyager les spectateurs pour un moment hors du temps.

C’était ensuite au tour de Lou-Adriane Cassidy de s’exprimer sur les planches du Camp Chanson. Ancienne participante à notre programme Destination Chanson Fleuve, la chanteuse s’est fait connaitre du grand public en participant à La Voix. Elle était venue présenter son premier album sorti en février, inspiré de la pop des années 70 mêlée à la langueur d’une chanson française.

Certains passages sont très planants, avec des envolées mélodieuses, voire psychédéliques aux cordes et aux claviers, d’autres au contraire s’inscrivent foncièrement dans un plus Rock avec des riffs saturés et accrocheurs. Un contraste avec sa voix douce, clamant des textes parfois dramatiques d’une maturité saisissante du haut de ses 21 ans. Elle a aussi ajouté à son répertoire The Partisan de Léonard Cohen, une superbe reprise prouvant bien que la jeune Lou-Adriane Cassidy sait se montrer à l’aise dans tous les registres.