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Retour d’Elisapie sur scène avec un album plus personnel que jamais. D’origine inuit, elle était venue faire découvrir son dernier album “The Ballad of the Runaway Girl“, fruit d’une longue introspection et de travail personnel après une dépression. Il en ressort une œuvre Folk sombre, poignante, pleine d’espoir et de résilience.

Elisapie a commencé par se présenter tout d’abord en inuktitut, langue poétique que l’on a trop peu l’occasion d’entendre, mais que la chanteuse nous a fait écouter dans ses compositions et entre les titres. Gracieuse, élégante, charismatique mais toute en retenue, elle nous a emmené avec elle dans les territoires du Grand Nord, ses peuples, ses paysages, bruts et sauvages à l’image de sa musique. Elle nous les a fait découvrir après les avoir elle-même quittés il y a plusieurs années. Un retour aux sources marqué par son histoire personnelle. Elisapie se livre sans détour entre les morceaux, prenant le temps d’expliquer le contexte de chaque titre, comme celui où elle rend hommage à sa mère biologique, obligée de la donnée en adoption à peine quelques jours après sa naissance. Dans la salle les spectateurs étaient comme ébahis, transis, complètement absorbés par cette personnalité à la fois douce et forte, cet univers musical sensible, aérien, mêlant langue innue, français et anglais. Certains titres revêtent même un caractère cérémonial, presque chamanique. La musique d’Elisapie donne des frissons, fait dresser les poils sur le corps, ou monter les larmes aux yeux, comme ce morceau écrit pour elle par Richard Desjardins sur une musique de Pierre Lapointe, qu’elle a interprété en configuration guitare/voix. Sublime. Tout simplement.

Pour cette troisième session acoustique, Éric Dion et André Lavergne les gars de Dans l’Shed ont accueilli Simon Kearney et Jeanne Côté. Le chansonneur a interprété son titre phare “Mes Pants“, et Jeanne Côté un de ses morceaux, avec beaucoup de douceur.

Les amateurs de Jazz décalé et poétique avaient rendez-vous au Chapiteau de la Vieille Forge hier après-midi avec Benoit Paradis et ses acolytes.

Depuis 2006, le Benoit Paradis Trio enchaine les tournées et s’est taillé une place unique dans le paysage musical québécois. Aucune formation ne marrie aussi bien le Jazz aux influences swing, la chanson, la poésie et l’énergie débordante d’un concert de Punk. Les paroles à la fois drôles et désenchantées, amènent à réfléchir sur le monde, nos espoirs, nos problèmes, notre quotidien, sources d’inspiration constante du multi instrumentiste. Une musique élégante abordant des thématiques simples mais remplies d’émotion. Le groupe de Montréal était venu présenter son quatrième album sorti en fin d’année 2018, le bien nommé “la Quintessence du cool“, au public gaspésien qui lui avait réservé un accueil chaleureux !