21 janvier 2026

Les Escales en chanson : une aventure entre dépassement de soi, amour et entraide

Festival en chanson
Les Escales en chanson : une aventure entre dépassement de soi, amour et entraide

Autrefois un concours, les Escales en chanson de Petite-Vallée forment désormais une expérience unique où partage, amour et solidarité baignent dans le quotidien. Ce parcours artistique, orchestré par le Festival en chanson de Petite-Vallée, met chaque année en lumière huit artistes émergents qui prennent part à une tournée de spectacles et à des résidences de création.

« Les Escales en chanson, c’est une espèce d’expérience de gang. C’est pas une situation de concours où il y a un gagnant. C’est plus une expérience où tu lévites ensemble, tu es en train d’apprendre ensemble, tu apprends à faire de l’accompagnement », résume Oli Féra, qui faisait partie des huit artistes sélectionnés l’été dernier.  

Ce qui constituait autrefois un concours a délaissé son aspect compétitif il y a environ 20 ans, une idée lancée par Alan Côté, directeur du Festival en chanson de Petite-Vallée.

« Ça m’achalait d’inviter des gens qui venaient de partout au Québec, voire d’ailleurs, puis, après une élimination dans le cadre d’un concours, leur dire “ciao bye, t’es venu jusqu’ici, mais retourne chez vous”. […] Je trouvais que c’était pas dans la nature de ce qu’on est », indique-t-il, ajoutant que, selon lui, la plus belle chose que le festival fait est de mettre en place un accompagnement sérieux pour les artistes et de créer des familles d’artistes.


De l’amour, du travail et de la collaboration

Le grand manitou du festival souligne que la période des Escales en chanson est propice à la création de liens entre les artistes. Des paroles qui font écho à celles d’Oli Féra, qui se remémore « tellement d’amour là-dedans », mais aussi beaucoup d’entraide et de découvertes.

« On voulait tellement pas se quitter comme groupe [que] la dernière journée du festival, on était tous à 6 h du matin en train de regarder le soleil se lever parce qu’on savait qu’on partait tous le lendemain », raconte-t-elle.

« Dans notre gang, en tout cas, il y avait vraiment une belle solidarité de groupe. On était toutes là vraiment pour l’amour de l’art et de la performance. » 


Tout au long du processus, les chansonneurs et les chansonneuses sont accompagnés par divers intervenants, allant de Paule-Andrée Cassidy à Québec à Marie-Claire Séguin et Manuel Gasse à Petite-Vallée, sans oublier le house band, qui vient parfois prêter main-forte aux artistes sur scène, qui s’accompagnent déjà entre eux. C’est ainsi tout un travail de création de spectacles que déclenchent les Escales en chanson. Le directeur du festival précise : « On les regroupe par quatre, et c’est eux qui sont la base du band. C’est-à-dire que ce sont eux les musiciens. »

L’artiste qui a remporté le concours Ma première Place des Arts et le Festival international de la chanson de Granby en 2022 évoque une cohorte très complémentaire « autant au niveau de ce qu’on était capable de jouer comme instrument, mais aussi humainement : nos forces et nos faiblesses étaient complémentaires. Ça nous a aidés à grandir comme humains. »

Selon Oli Féra, les Escales en chanson, bien que exemptes de compétition, constituent « un trois semaines intense, mais dans le très bon sens du terme ». L’expérience implique un dépassement de soi artistique, attribuable notamment au fait que les artistes se produisent dans différentes formules.

« Ça les amène à se pousser, à aller fouiller ailleurs que dans leur petit confort habituel. Et ça, je pense qu’ils l’apprécient beaucoup. Puis le fait qu’ils soient vus par vraiment des publics intéressés, autant à 10h le matin dans le cadre des brunchs-concerts, ça amène tout un élan aussi, un autre regard sur leur travail. Et ça les oblige aussi à se manifester autrement », précise Alan Côté. 

Profiter d’un cadre enchanteur

Pour Oli Féra, les Escales en chanson sont une parenthèse, une expérience hors de la réalité : « on est vraiment immergé pendant trois semaines dans des ateliers de création, dans le montage de spectacles, dans un environnement hyper pittoresque ».

Participer au Festival en chanson de Petite-Vallée ou aux Escales en chanson permet de décrocher du quotidien et de se laisser imprégner par l’environnement.

« On a tous les outils pour pouvoir monter des belles choses, puis créer de belles choses, fait que c’est ça, c’est une super belle expérience d’apprentissage »


Outre ce décor enchanteur, l’auteure-compositrice-interprète souligne que les artistes peuvent parfois choisir leurs horaires. Cela les amène toutefois à se responsabiliser et à s’organiser, un atout formateur. 

« Quand tu y vas, c’est vraiment d’y aller avec le cœur ouvert, puis d’être prêt de plonger dans les univers de tout le monde, puis de se faire challenger aussi de manière full positive », affirme l’artiste, qui recommande « d’être doux avec soi pendant le processus. »

Cette année, les Escales débuteront à Québec du 8 au 10 juin 2026, avant de se déplacer à Petite-Vallée du 15 juin au 4 juillet 2026. En plus d’offrir une expérience complète, des prix et des bourses seront décernés aux artistes participants. Les inscriptions sont en cours jusqu’au 20 février 2026.

Photos : Alexandre Cotton.

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