Autrefois un concours, les Escales en chanson de Petite-Vallée forment désormais une expérience unique où partage, amour et solidarité baignent dans le quotidien.
En juin prochain, les chansonneur.e.s auront le privilège de cotôyer la légende Marjo dans le cadre de leur parcours. Figure emblématique du rock des années 80 au Québec, puis de la pop-rock des années 90, en plus d’être une bête de scène, Marjo a vécu une carrière incroyable comme il s’en fait peu.
Savoir respecter l’artiste
C’est cette connaissance acquise à travers les années qu’elle emmènera avec elle à Petite-Vallée dans le cadre du festival. « Un artiste, là, qui se présente, là, il sait exactement pourquoi il est là. C’est quelque chose qui vit au fond de lui. […] Mais ça (le Festival en chanson de Petite-Vallée, NDLR), par contre, j’y crois parce que ce sont des gens, de jeunes artistes qui veulent s’engager dans ce créneau-là qui s’appelle la musique, la scène, le désir d’aller vers l’autre. Ça, j’y crois. Ça, j’ai dit oui tout de suite. »
Dans notre conversation avec elle, Marjo a rappelé qu’un artiste, ça doit être respecté dans sa démarche. Qui sommes-nous pour lui dire ce qui est bien ou non? Par contre, comme elle a vécu bien des situations, elle croit qu’elle peut apporter un peu de sagesse dans ses conseils, en commençant par la manière de le dire : « Ces artistes-là, on me propose d’aller, justement, comme toi, tu viens de me dire, aller les aiguiller, leur dire, moi, peut-être que j’irais dans ce sens-là, ou ça, tu n’as pas vraiment besoin de faire ça. Mais c’est difficile de faire ça parce qu’un artiste, j’en suis une, de recevoir, il faut savoir bien dire les choses. Ce n’est pas facile de faire ce que je vais faire. Parce que c’est précieux, un artiste. C’est « me, myself and I », beaucoup, beaucoup. Alors, il faut y aller dans le mollo, dans la façon de dire les choses. »
La pédagogue Marjo est fin prête pour son rôle à Petite-Vallée et surtout elle est consciente que les artistes qu’elle va rencontrer ne vont pas vivre les mêmes défis qu’elle en début de carrière. Et pourtant, on pourrait dire que Marjo est un bel exemple d’artiste qui réussi à se renouveler et à s’adapter aux changements de l’industrie musicale et à la consommation de musique. Après tout, en décembre 2023, elle revenait avec un vinyle pour célébrer les 50 de sa carrière qui approchait.

Une réalité bien différente
Et elle sait que c’est pas facile la vie d’artiste : « Mais on les voit, les vrais, ceux qui sont vraiment appelés, comme on pourrait dire, appelés à être là puis à faire un long, long bout de chemin, parce que beaucoup vont abandonner. Parce que c’est pas facile, c’est toujours la question financière, monétaire. Ça,si t’as pas quelqu’un pour t’aider, si t’as pas une petite jobinette à gauche, c’est dur, là. »
Heureusement dans les changements qui se sont opérés, il y a des initiatives comme le parcours que vont vivre les chansonneur·es. À l’époque où elle a fait ses premiers pas sur scène, Marjo n’avait pas accès à ce genre d’événement. Il fallait retenir l’attention d’un producteur qui serait prêt à prendre la chance et financer les activités d’un groupe. Aujourd’hui, les artistes sont plus libres et peuvent construire leur propre parcours à travers les différentes opportunités qui s’offrent à eux.
Vous pourrez découvrir le résultat de cette rencontre le 26 juin lors du concert des chansonneurs.
De plus, Marjo sera elle-même en concert avec son groupe le 27 juin à 20h.
Et un hommage à son œuvre aura lieu le 28 juin.
Pour aller plus loin
Icône du rock québécois, Marjo sera l’artiste passeure de la 43e édition du Festival en chanson de Petite-Vallée, qui se tiendra du 25 juin au 4 juillet 2026 sous le thème Fou d’amour.
Après avoir annoncé la venue de Marjo comme artiste passeure de sa 43e édition, le Festival en chanson de Petite-Vallée dévoile aujourd’hui les premiers spectacles de sa programmation 2026, qui se tiendra du 25 juin …


