24 mars 2026

Festival en chanson 2026 : Fou d’amour pour toutes les chansons

Festival en chanson
Festival en chanson 2026 : Fou d'amour pour toutes les chansons

Le Festival en chanson de Petite-Vallée dévoile aujourd’hui l’entièreté de sa prochaine programmation. Du 25 juin au 4 juillet, quelque 20 000 festivaliers convergeront vers ce village gaspésien de 140 habitants situé sur les rives du Saint-Laurent, territoire où prend vie la chanson d’ici depuis plus de 43 ans. Sous le thème Fou d’amour, inspiré par l’univers ardent de l’artiste passeure Marjo, ces passionné·es de musique vivront pendant 10 jours plus de 60 rencontres artistiques, de l’aube jusqu’à la nuit, entre mer et musique.

De la chanson du matin au punk-rock de fin de soirée, des sessions acoustiques du Shed à Léon aux grandes fêtes du Chapiteau Vidéotron, des voix émergentes des Escales en chanson aux légendes du patrimoine musical québécois, la programmation 2026 se déploie sur toutes les heures du jour et tous les registres de la chanson d’ici. Une marée montante, généreuse et plurielle.

Fou d’amour avec Marjo

Pour sa deuxième année de vie au cœur du village, le nouveau Théâtre de la Vieille Forge s’apprête à vivre un festival à son image : généreux, habité, chaleureux. Marjo, icône du rock québécois et artiste passeure de cette 43e édition, en sera l’âme ; elle  vient à Petite-Vallée transmettre, partager et célébrer cette passion qui l’anime depuis toujours.

Le 27 juin, elle présentera son spectacle J’lâche pas. Le lendemain, un grand Hommage à Marjo animé par Ève Côté et Émile Proulx-Cloutier rassemblera une foule d’artistes invités pour célébrer les décennies d’un répertoire inscrit au panthéon du patrimoine musical québécois. Quelques jours plus tôt, le 25 juin, quelque 325 enfants gaspésiens de la Petite École de la chanson ouvriront le bal en interprétant son répertoire pour un moment de transmission intergénérationnelle qui incarne, à lui seul, toute la mission du Festival.

De l’aube à la nuit : la chanson à toutes les heures

Plus de 60 spectacles en dix jours, et pourtant, jamais deux en même temps. C’est l’une des singularités les plus précieuses du Festival : ici, on ne choisit pas, on suit le rythme. Celui de la Gaspésie, lent et généreux, qui laisse le temps de flâner entre deux concerts, de croiser un artiste au détour d’un chemin, de laisser une chanson faire son œuvre. Les séries se succèdent du matin au soir comme les heures d’une belle journée d’été. Chacune avec sa couleur, son ambiance, son degré d’intimité.

Fait révélateur de la mission du Festival : pas moins de 25 artistes de la programmation 2026 ont fait leurs premières armes à Petite-Vallée. Parmi eux, Louis-Jean Cormier, Émile Proulx-Cloutier, Catherine Major et Lou-Adriane Cassidy. Une preuve vivante que le Festival accompagne les artistes à toutes les étapes de leur parcours, de la première scène aux plus grandes.

Y a des matins – Les déjeuners-concerts

Chaque matin, le Festival s’éveillera en douceur avec une série de brunch-concerts intimistes, l’occasion rêvée de faire une première rencontre avec des artistes dans le cadre informel et chaleureux du Camp chanson. Le français Tibert, la latino-gaspésienne Luan Larobina, la wendat Sandrine Masse et Catherine Leduc y offriront leur univers musical, en compagnie des Chansonneurs et chansonneuses dont les performances collectives rythmeront la vie du village tout au long de leur séjour. Une rencontre littéraire avec l’autrice Lula Carballo, animée par Alan Côté, sera aussi proposée et prendra la forme d’une conversation autour de la création, de la mémoire et du lien singulier qui unit cette autrice d’origine uruguayenne à la musique de Marjo.

Sans toit ni loi – Des haltes musicales sur le littoral

Chaque midi, la série Sans toit ni loi conviera les festivaliers à quitter les scènes principales pour découvrir des lieux inusités des villages environnants : la cour arrière Chez Arthur et Gisèle à Grande-Vallée, le havre de pêche, un camping, une maison des aînés, un belvédère. Des rencontres hors du commun, dans des décors tantôt des plus typiques, tantôt plus grands que nature.

Parmi les artistes de ces haltes, le Louisianais Louis Michot incarne à lui seul la vitalité de la francophonie nord-américaine ; musicien cajun dont les chansons rappellent que le français se chante bien au-delà des frontières du Québec. Mig’mafrica proposera de son côté une rencontre saisissante entre les cultures mandingue et mi’gmaq : Sadio Sissokho, griot du Sénégal, et Valérie Ivy Hamelin, de la Nation mi’gmaq de Gespeg, entremêlent chants traditionnels revisités et compositions originales, dans un dialogue de langues et de mémoires qui n’appartient qu’à eux. Isabelle Charlot, Rosalie Ayotte, Boule, Vendou, Trad Tournante Gaspésie, Louis-Julien Durso et Émile Bourgault complèteront cette série aux horizons multiples.

Fidèle à une tradition bien ancrée, une émission en direct de Radio Gaspésie sera aussi présentée chez Alfred – guinguette et café, quartier général du Festival au cœur du Théâtre de la Vieille Forge.

Dans l’Shed à Léon – La série acoustique signature

À 13 h, chaque jour ou presque, les festivaliers convergeront vers le célèbre hangar de Vincent, le pêcheur du village, pour les sessions acoustiques de Dans l’Shed à Léon. Institution du Festival depuis plus d’une décennie, ces rencontres intimistes sont exclusives aux membres — un privilège qui fait partie des raisons de se procurer la carte de membre. Les artistes y sont annoncés au jour le jour, gardant intact l’effet de surprise qui fait tout le charme de la série.

Où sont les mots – Les après-midis à la Vieille Forge

À 14 h 30, le Théâtre de la Vieille Forge proposera ses concerts d’après-midi, véritable cœur de la programmation quotidienne, accessible à toutes et tous. France D’Amour, Pierre Lapointe, Louis-Jean Cormier, Major-Moran et Flore Laurentienne figurent parmi les artistes de cette série. Jeanne Côté y présentera Dans les tournants, un spectacle concept avec la participation de Salomé Leclerc, Amylie et Catherine Leduc.

S’y ajouteront deux propositions inédites. Des hommes rapaillés rendra hommage à Gaston Miron, trente ans après la disparition du poète : sa poésie, mise en musique par Gilles Bélanger, sera portée par Michel Faubert, Pierre Flynn, Alexandre Désilets, Martin Léon, David Marin et Bélanger lui-même, sous la direction musicale des Mountain Daisies. De son côté, Claude Meunier, figure incontournable de la comédie québécoise, investira le Théâtre avec la famille Denuy et son projet de chanson country humoristique : une surprise que peu attendaient à Petite-Vallée, et qui promet.

Le cabaret des chats sauvages – Les 5 à 7

En hommage à l’esprit de Marjo, une série de 5 à 7 éclectiques animera les fins d’après-midi au Camp chanson. Queen Ka, Rick et les bons moments, Joe Grass, Maritza, Caroline Savoie, Étienne Fletcher, Éric Dion, Juste Robert et Sandra Contour s’y succèdent tout au long du Festival dans l’ambiance conviviale qui caractérise ce lieu unique, à mi-chemin entre la scène et le feu de grève.

À bout de ciel – Les grandes soirées

La série des grands spectacles embrasse large : des élans pop et rock aux harmonies folk et acadiennes, en passant par la chanson d’auteur la plus intime. Les Sœurs Boulay et Elliot Maginot fouleront les planches du Théâtre le 26 juin, tandis qu’Émile Proulx-Cloutier habitera le lieu avec la profondeur qu’on lui connaît quelques jours plus tard. Le 30 juin, La Marée du Forgeron — Deuxième vague, déferlera sur le Chapiteau Vidéotron, avec de nouveaux numéros et les moments forts du spectacle présenté l’an dernier en ouverture du Théâtre de la Vieille Forge, et acclamé par les festivaliers. Louis-Jean Cormier, Patrice Michaud, Klô Pelgag, Marie-Pierre Arthur, Daniel Boucher, Velours Velours, Jeanne Côté, Sandrine Masse et Luan Larobina seront réunis sur scène, avec Pierre Flynn comme invité spécial.

Les Charbonniers de l’Enfer signeront leur ultime tour de chant après trente ans de musique traditionnelle, suivi d’une grande veillée de danse câllée par Hélène Gaulin avec les musicien·nes de Trad Tournante Gaspésie. Le 2 juillet, Nikamu Mamuitun 2 célèbrera la rencontre et la créativité entre artistes autochtones et allochtones, avec un spectacle où la chanson devient vecteur d’unité et de partage. Mimi O’Bonsawin, Sandrine Masse, Pako, Willows, Mariko, Velours Velours et Luan Larobina présenteront un répertoire commun créé entre Petite-Vallée et Maliotenam, sous la direction musicale d’Ivan Boivin-Flamand et de Guillaume Arsenault. Enfin, le 3 juillet, Damien Robitaille et ses invitées de la Gaspésie  et du Bas-Saint-Laurent s’empareront de la grande scène du village pour faire la fête, tandis que le 4 juillet, Les Gars du Nord transformeront Petite-Vallée en petite Acadie pour clore le Festival en beauté.

Je rentre tard la nuit – Les fins de soirée

Quand le grand spectacle se termine, la fête continue. Lou-Adriane Cassidy, Alphonse Bisaillon, Velours Velours, Marco Ema, Mentana, Vulgaires Machins et Mambo Sax se succèderont en fin de soirée. À ceux-là s’ajoute Étienne Coppée, qui rendra hommage à Joe Dassin dans un spectacle aussi chaleureux qu’inattendu ; voilà  autant d’occasions de ne jamais laisser la nuit finir trop tôt.

Chansonneurs chansonneuses 2026
Les Chansonneurs et chansonneuses : le cœur de la relève

Chaque année, les Escales en chanson de Petite-Vallée sélectionnent une cohorte d’auteurs-compositeurs-interprètes émergents de la francophonie qui participent à l’ensemble de la vie du Festival ; déjeuners, sessions acoustiques, concerts d’après-midi. Leur présence est indissociable de l’expérience festivalière : ce sont eux qui donnent au Festival son pouls quotidien, sa fraîcheur, son sentiment d’être au bon endroit au bon moment. La cohorte 2026 réunit huit artistes aux horizons variés : Maude Cyr-Deschênes, Ponteix, Thomas Ariell, Aleksi Campagne, Claudia Thom, Florence Breton, Otto et Julie Anne Miquelon.

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