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PHOTOREPORTAGE
Par Alexandre Cotton

Rétrospective poétique d’un été pandémique
Changer l’air

Ce matin on s’improvise
Joyeuse procession
Certains avec leur chaise sous le bras
On gravit la côte qui me donnait mal au coeur
Quand j’étais à l’âge des bus jaunes

On s’installe comme au théâtre
Mais dehors, ensemble
Il y a un facteur infini à l’assise que l’on prend
De toute manière
Nos yeux se sont habitués à la noirceur

Grandeur du matin
Pourquoi je ne me lève jamais aussi tôt,
C’est comme si nous rêvions
tous ensemble
Le large, les maisons
et les montagnes

Nous sommes l’empreinte auditrice
Et il est déjà 6h30.

4h25
Dans un bus jaune
Ça sent le souvenir
Le cuir des sièges surtout
Lumière grise et violette qui frappe
le métal du plafond

Le village s’est levé avant le village
C’est rare que ça arrive
Mais combien de fois la lumière
Devient si naturelle entre
Le spectateur et l’artiste?