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Les grandes marées de Petite-Vallée, premier chapître

Cela se passait à la fin du premier quart du vingt et unième siècle. La planète avait connu des chamboulements qui avaient brisé l’ordre des choses. Les humains étaient confrontés à un grand mal mondial qui avait pris naissance en Asie et qui s’était répandu partout sur la planète. Un virus qui aurait fait des sauts de puces à bord des oiseaux d’acier.  Le climat était en dents de scie, les cours d’eau débordaient alors qu’ils auraient dû être gelés, les champs étaient inondés et les mers prenaient des grandes bouchées de terres arables.

Dans la forêt, les animaux étaient déboussolés, mais fort heureusement, ils avaient encore leurs chants qui leur permettaient de communiquer. Aussi ils s’étaient donné rendez-vous dans la plus petite des vallées tout près du grand fleuve. Partout on avait entendu leurs appels dans un grand concert, une grande marée de cris de toutes sortes qui curieusement, en harmonie, donnait un résultat orchestral.

Trois de ces animaux s’étaient vu attribuer le rôle de passeurs. Chacun d’eux avait fixé des rendez-vous à cinq créatures au grand Sault de la rivière à la petite-vallée lors de trois grandes marées, du jamais vu, au solstice de l’été. En effet, trois lunes successives étaient annoncées aux dix premiers jours du septième mois de l’année. Le Grand héron dans toute sa majesté s’était imposé pour le rendez-vous de la première marée, le Coyote, rusé, s’était inséré dans la marée du milieu alors que le loup allait fermer la marche avec ses invités pour cette dernière marée exceptionnelle.

Mais qui seront les invités de chacune des marées?

La suite de l’histoire à la deuxième pleine lune de la prochaine année…